Polémique sur la maintenance des équipements d'imagerie en Algérie - L'espoir est permis en Algérie, déclare le professeur Zerhouni - Le Docteur Zerhouni est nommé par le Président Bush à la direction du NIH - La plupart des sciatiques serait d'origine infectieuse - Sinusite radiologique: ne jamais traiter l'image - L'irrésistible progression de la tuberculose - Guerbet affiche de bonnes performances en 2000 - Les vols de sondes leur rapportent 2 millions de francs - Les mammographes classiques aussi efficaces que les numériques - PAC : la nouvelle bataille de la qualification - Mammographies : objectif qualité - Les artères débouchées par radioactivité - AVC : percée de l'IRM - Intérêt du doppler énergie en pathologie mammaire - Appendicite : écho et scanner - Internet peut-il améliorer la santé dans les pays en développement ? - Bénéfice du dépistage mammographique du cancer du sein - Forte hausse du prix de l'hélium - Les radiologues sont stressésRADIOSCOOPY

 

 

Polémique sur la maintenance des équipements d'imagerie en Algérie 
Les sociétés européennes et américaines, qui ont importé plus de 100 scanners en Algérie, durant les années 90, se sont engagées à assurer un service après-vente et un contrôle réguliers. Dix ans après, la moitié du parc est hors d’usage. Nos hôpitaux en paient les frais. Nos malades aussi.

Enquête: Scanners: la grande arnaque

Édito: Souk

Réponse de Mr Pierre Fauré DG de Medical Systems Algérie

source LIBERTÉ  20 & 28 août 2002

 

L'espoir est permis en Algérie, déclare le professeur Zerhouni
(Aps)-Alger - L'éminent professeur en radiologie, Lies Zerhouni, a estimé lundi que l'espoir est permis en Algérie, appelant la jeunesse algérienne a amorcer un mouvement de construction positive.Le professeur Zerhouni qui a étudié la médecine à la faculté d'Alger, a été récemment choisi par le président américain George W. Bush, pour diriger le national institut of health institut national de la santé/nih), dont le budget est évalué à 25 milliards de dollars, qui chapeaute 27 instituts de recherche en biomédicale éparpillés à travers le territoire américain. Il a été confirmé dernièrement a la majorité absolue par le sénat américain.

Interroge sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, le promoteur du super scanner a résonance magnétique (IRM), a indiqué que le problème fondamental en Algérie réside dans la perte de confiance en soi du peuple algérien et surtout de la jeunesse.

«Un sentiment de négativisme, de pessimisme s'est développé ces dernières années en Algérie», dira-t-il a Djahida Mihoubi, soulignant que la recherche scientifique, suppose une collaboration collégiale et donc un tissu social favorable.

Rappelant les multiples compétences existantes en Algérie, donnant pour preuve sa propre expérience, le professeur Zerhouni, a appelé les jeunes à enclencher un mouvement de reconstruction positive en Algérie.

«L'espoir est entre les mains des jeunes», a-t-il déclaré, ajoutant que la solution «ne viendra pas d'ailleurs».

L'Algérie, a-t-il ajouté, possède des traditions glorieuses. «Un jour ou l'autre, elle doit les retrouver».

Il a par ailleurs, estime que sa nomination a la tête du plus prestigieux institut de recherche médicale américain (NIH) révèle un changement de stratégie de santé américaine, centrée sur la coopération mondiale.

Soulignant l'interdépendance des problèmes de santé (sida, tuberculose, paludisme...) devenus planétaires, le professeur Zerhouni a relevé le besoin de développer une collaboration internationale pour parer à des dangers futurs de la santé.

«Le gouvernement et le peuple américains sont de plus en plus convaincus qu'il sont concernes par les problèmes de santé dans le monde», a déclaré le professeur Zerhouni.

Dans ce contexte, estime-t-il, la coopération avec les pays du sud, est très importante, notamment dans le développement des connaissances fondamentales du système biologique et moléculaire, pour les maladies infectieuses, le cancer, le sida, etc...

Il a à ce propos, cité la coopération du NIH avec 25 stations de recherche sur le sida, le paludisme et la tuberculose dans 25 pays d'Afrique et d'Asie et d'Europe de l'est.

Source Algérie Santé

 

Le Docteur Zerhouni est nommé par le Président Bush à la direction du NIH

Le Président Bush a nommé, mardi 26 mars, le Dr Elias Zerhouni, à la tête du National Institute of Health (NIH), l'agence de recherche biomédicale la plus importante des Etats-Unis.
Né en Algérie en 1951, M. Zerhouni est parti poursuivre ses études aux Etats-Unis après avoir obtenu son diplôme de Médecine en 1975 à l'université d'Alger. M. Bush a souligné au cours d'une cérémonie que le dr. Zerhouni était un exemple du rêve américain. Il avait émigré d'Algérie en 1975 et était arrivé en Amérique avec sa jeune épouse et 300 dollars en poche.
Spécialiste de radiologie et de d'ingénierie biomédicale, il était devenu directeur du département de radiologie de l'université de médecine Johns Hopkins de Washington . Depuis, il est devenu un chercheur reconnu dans le domaine des nouvelles techniques d'imagerie par résonance magnétique (IRM) en radiologie. Vice-recteur depuis 1996 du Johns Hopkins University School of Medicine, un des sites d'excellence de la formation médicale aux Etats-Unis, il y a aussi prouvé qu'il avait des talents d'administrateur.
Réorganiser les NIH et attirer de nouveaux talents seront parmi les premières taches du Dr Zerhouni, en particulier à la tête des six des 27 instituts qui attendent de nouveaux directeurs. Ses collègues ont beaucoup d'éloges pour son sens du pragmatisme ainsi que pour sa gestion consensuelle en tant que vice-recteur. « Il est l'une des rares personnes qui a une vision claire du futur de notre système public de santé et de ses lacunes » a déclaré Nancy Taylor, présidente de Surgi-Vision, une société à la création de laquelle M. Zerhouni a participé.
La nomination du Dr Zerhouni devra être approuvée par le Sénat des Etats-Unis. Il s'attend à avoir des questions ardues de la part des sénateurs sur la politique qu'il entend mener vis à vis des recherches sur les cellules embryogéniques ainsi que sur le clonage thérapeutique.
Le National Institutes of Health finance plus de 43 000 projets de recherche dans le domaine de la médecine, et emploie plus de 10 000 personnes. Le budget de l'agence a connu une forte progression ces dernières années, et la maison blanche projette de lui allouer plus de 27 milliards de dollars pour l'année prochaine. Cette somme correspond à plus du double du budget de l’état Algérien.

source Le journal du Maghreb mars 2002

 
La plupart des sciatiques serait d’origine infectieuse
La plupart des causes possibles de la sciatique sont bien connues, avec en premier lieu la hernie discale. Les infections aiguës peuvent parfois jouer un rôle dans cette pathologie, mais jusqu’à présent aucune infection bactérienne chronique n’était tenue pour responsable. Dans une lettre de recherche parue dans le dernier Lancet, une équipe britannique rapporte avoir détecté chez une grande proportion de patients atteints une contamination des disques intervertébraux, essentiellement par Propionibacterium. Selon les auteurs, ces microorganismes pourraient même être une des causes primaires des sciatiques.
En menant des analyses sérologiques auprès de 140 personnes souffrant de sciatiques initialement prévus pour former le groupe contrôle d’une étude sur la spondylodiscite, le Dr Alistair Stirling du Royal Orthopaedic Hospital à Birmingham (Royaume-Uni) et ses confrères se sont aperçus que 43 d’entre eux (31 %) avaient des taux sériques élevés d’IgG spécifiques du lipide S, un antigène extracellulaire produit par des bactéries gram-positives. Pourtant aucun de ces patients n’avait rapporté d’infection au cours des 6 derniers mois.
Poussant l’analyse plus loin, les chercheurs ont examiné les échantillons de nucleus pulposus extraits par chirurgie chez 36 patients opérés pour une sciatique sévère. Au bout de 7 jours de mise en culture, ils ont obtenu chez 19 de ces patients (53 %) des résultats positifs, avec présence de Propionibacterium acnes dans 16 cas (84 %), de staphylocoques coagulase-négatifs dans 2 (11 %) et de Corynebacterium propinquum dans un cas (5 %). De plus, 2 des patients positifs pour P acnes avaient des concentrations sériques de protéine C-réactive au-dessus de 10 mg/L. Par contre aucun des échantillons de patients contrôles ayant d’autres types de troubles vertébraux (scoliose, accident, myélome…) ne s’est avéré positif.
Dans cette « étude préliminaire », Stirling et al ont détecté des concentrations élevées d’anti-lipides S, et « enregistré la présence correspondante de micro-organismes à faible virulence (…) dans une proportion élevée de patients ». Selon eux, des traumatismes mineurs pourraient entraîner la colonisation des disques intervertébraux, « initiant ou stimulant ainsi une réponse inflammatoire chronique ». Une théorie intéressante qui reste à vérifier, mais qui fait d'ores et déjà fortement penser à la découverte du rôle d'Helicobacter dans les ulcères il y a quelques années. Ces bactéries, de plus reconnues comme agents infectieux, pourraient n’avoir pas été repérées comme facteur étiologique de la sciatique à cause de leur temps d’incubation long. Mais en fait, elles pourraient donc être associées au moins à l’inflammation, voire même être « une cause primaire » de la sciatique, concluent les auteurs.


(Sources
medhermes.fr 26 /06/2001)

 

Sinusite radiologique : ne jamais traiter l'image
Les radiographies des sinus et leur interprétation abusivement péjorative peuvent conduire à des traitements parfaitement inutiles. Seules les sinusites cliniques doivent être traitées. Aucune radiographie n'est nécessaire devant une sinusite aiguë ; en effet en dehors de toute pathologie, elle révélerait une fois sur deux une opacité sinusienne, liée à une hypertrophie muqueuse non pathologique.
Ce sont les symptômes oto-rhino-laryngologiques qui justifient un traitement, qu'il s'agisse d'une rhino-sinusite ou d'une sinusite. L'examen standard par les incidences de Blondeau et Hirtz a une bonne sensibilité, mais une mauvaise spécificité : les images d'opacité sinusienne, si elles peuvent témoigner d'une inflammation, correspondent le plus souvent, chez l'enfant, à une hypertrophie sinusienne sans signification pathologique. La radiographie simple est donc peu significative, sauf lorsqu'elle met en évidence un niveau liquide, lié le plus souvent à la présence de pus.
Une hypertrophie muqueuse d'au moins un sinus est constatée au scanner chez près de un enfant sur deux. L'hypertrophie est, dans la majorité des cas, totalement asymptomatique et ne justifie aucun traitement : l'interprétation d'une image radiologique doit donc être extrêmement prudente.
Chez l'enfant, il ne faut pas imputer des symptômes indirects à un problème ORL. C'est ainsi qu'une céphalée isolée ne doit pas être rapportée à une sinusite, relation trop souvent confortée par une image « de sinus opaque », qui peut être une simple hypertrophie muqueuse.
Ces incertitudes d'interprétation amènent à s'interroger sur l'intérêt des radiographies de sinus : elles sont inutiles face à une sinusite clinique. Seul l'échec thérapeutique les justifie.
Chez le nourrisson, le diagnostic clinique de l'ethmoïdite aiguë est aisé. Dans cette situation, il est justifié de demander une tomodensitométrie à la recherche d'un abcès sous-périosté en cas d'évolution clinique défavorable.


(Sources
Atmedica 05/2001)
L'irrésistible progression de la tuberculose
Lundi a eu lieu la journée mondiale de la tuberculose. En dépit de médicaments particulièrement bon marché et efficaces, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dénonce l'augmentation du nombre des nouveaux cas chaque année. Cette épidémie reste très liée à celle du sida.
Chaque jour dans le monde, 5.000 personnes décèdent de la tuberculose, soit près de deux millions par an. Pourtant selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il existe une stratégie simple pour guérir la plupart des personnes qui souffrent de cette maladie: un traitement sur six à huit mois qui ne coûte que 10 à 15 dollars par patient. Mais les chiffres sont là : huit millions de nouveaux cas en 1997 et 8,4 millions en 1999. Pour Gro Harlem Bruntland, directrice générale de l'OMS ce constat est inacceptable. "Il est scandaleux qu'en dépit de la disponibilité d'un médicament aussi bon marché et aussi efficace, autant de personnes continuent à mourir de la tuberculose." Et de s'indigner:"Il est inexcusable que moins d'un quart des malades ait accès à un traitement efficace." Il faut savoir que sans traitement, une seule personne ayant une tuberculose contagieuse peut infecter 10 à 15 personnes par an.
Entre 1997 et 1999, l'épidémie mondiale de tuberculose a progressé de 6%. Si cette tendance se poursuit, les objectifs de la conférence ministérielle des 20 pays les plus touchés, qui s'était tenue à Amsterdam en Mars 2000, pourraient être revus à la baisse. En effet, cette conférence avait prévu de détecter 70% des nouveaux cas et d'en guérir 85% d'ici 2005. Selon l'OMS, cette cible de 70% ne sera pas atteinte avant 2013. Quelque 10,2 millions de nouveaux cas pourraient survenir chaque année d'ici 2005.
70% des personnes qui ont la tuberculose sont infectées par le VIH
Les populations les plus touchées résident dans les pays africains. Ces derniers ont connu une augmentation de 20%. Ce sont aussi les plus touchés par le sida, car les deux maladies sont étroitement liées. Selon des études effectuées dans plusieurs pays en développement, jusqu'à 70% des personnes qui ont la tuberculose sont infectées par le VIH. "Dans ces pays, la tuberculose est la première manifestation du sida dans plus de la moitié des cas", souligne le Dr Peter Piot, directeur exécutif de l'Onusida.
Dans le monde, près de 13 millions de personnes sont infectées à la fois par le VIH et la tuberculose. Or, contrairement au sida, la tuberculose peut être guérie, même chez les personnes porteuses du VIH. "D'où notre frustration face à la pénurie d'antituberculeux qui résulte souvent de contraintes financières", souligne le Dr Ian Smith, du département de l'OMS "Halte à la tuberculose". Aussi l'OMS et ses partenaires (agences de l'ONU, Banque mondiale, ONG, etc.) ont lancé, mercredi à Washington, une campagne d'au moins 50 millions de dollars visant à améliorer l'accès aux antituberculeux de 10 millions de malades au cours des cinq prochaines années.

(Sources
TF1 26/03/2001)
Guerbet affiche de bonnes performances en 2000
Le spécialiste français des produits de contraste pour la radiologie, Guerbet, a affiché l'an dernier un bénéfice net de 2,3 millions d'euros, en hausse de 66,7% par rapport à 1999, pour un chiffre d'affaires de 1,9 milliard d'euros, en progression de 7,5%. De son côté, son résultat d'exploitation a bondi de 51,7%, à 12,6 millions d'euros. Ces bonnes performances résultent essentiellement des fortes ventes de Xenetix et Dotarem, produits leader des gammes de rayons X et IRM. Xenetix progresse mondialement de 22%, et contribue à hauteur de 30% au chiffre d'affaires du groupe. En Europe, Guerbet a confirmé ses succès commerciaux, où il a réalise en 2000 77% de son chiffre d'affaires. Pour cette année, le spécialiste français des produits de contraste pour la radiologie prévoit une amélioration de sa rentabilité, et une poursuite de sa dynamique de croissance.

(Sources
Les échos 20/03/2001)
Les vols de sondes leur rapportent 2 millions de francs
Agent technico-commercial, Jean-François a été écroué mercredi soir au centre de détention d'Auxerre (Yonne) tandis que son patron, directeur d'une société de vente de matériel médical d'occasion, a été incarcéré à Fleury-Mérogis. Tous deux sont les acteurs présumés d'une quinzaine de vols de sondes entre août 1999 et juillet 2000, en Seine-et-Marne, en Essonne et en province. Des produits revendus pour la coquette somme de 2 millions de francs (304 898 euros). Un trafic mis au jour par la police judiciaire de Melun. En juillet 2000, ils ont connaissance d'un vol de sonde d'échographie cardiaque à l'hôpital de Sens (Yonne). Les policiers font le rapprochement avec un vol identique survenu au centre hospitalier de Fontainebleau en décembre 1999. Ils découvrent ensuite que la plupart des clients de la société qui fabrique ces sondes connaissent des disparitions curieuses. Une quinzaine de faits sont constatés, notamment à l'hôpital de Corbeil (Essonne). Ils identifient rapidement l'auteur présumé des faits. Il s'agit de Jean-François, 38 ans, ancien technico-commercial de cette société, et depuis employé dans une entreprise de vente de matériel d'occasion basée en Seine-Saint-Denis. Il est interpellé le lundi 12 mars, à son domicile de Boussy-Saint-Antoine (Essonne). Ainsi que son patron, qui réside dans l'Oise, et son épouse, secrétaire de la société. En fait, le matériel était revendu à des médecins. Le gérant de l'entreprise était rémunéré en argent liquide ou plus rarement par chèque, qu'il encaissait sur un compte ouvert au nom de sa mère.

(Sources :
le Parisien 16/03/2001)
Les mammographes classiques aussi efficaces que les numériques
Une commission d'experts désignés par le Congrès américain relève dans un rapport, dont la publication coïncide avec la Journée mondiale des femmes, que les mammographes classiques, des appareils radiographiques qui servent à dépister les tumeurs du sein, sont tout aussi efficaces que les numériques.
Les mammogrammes étant en général loin d'être parfaits, le rapport publié par l'Institut de médecine -composante de l'Académie nationale des sciences (NAS), organisation scientifique privée que finance le Congrès- souligne l'urgence de la mise au point d'outils plus perfectionnés, notamment d'appareils à résonance magnétique nucléaire.
Environ 30 millions de mammographies sont pratiquées chaque année aux Etats-Unis. Cette radiographie, qui coûte entre 75 et 150 dollars, permet de dépister des tumeurs à un stade très précoce. Selon les experts, la mammographie de routine permet de diminuer la mortalité par cancer du sein de 25 à 30%. Mais ces examens ne sont pas fiables à 100%. Ils peuvent passer à côté d'une tâche suspecte ou, au contraire, montrer des images ambiguës qui laissent le médecin perplexe.
L'an dernier, la Food and Drug Administration (FDA) avait donné son accord à la mise sur le marché du premier appareil numérique de ce type. Mais une étude de l'armée américaine menée auprès de 7.000 femmes a fait apparaître que la supériorité de cet appareil sur ceux de sa catégorie plus anciens n'était pas établie.
En conséquence, notent les experts de l'Institut de médecine dans leur rapport, si une mammographie digitale est prescrite à une femme, cette dernière doit s'assurer de la compétence du médecin qui va lire la radio, et rester confiante, mais elle ne doit pas chercher à tout prix à bénéficier de ce type d'appareil.
Certains médecins recourent à l'informatique pour effectuer une deuxième lecture de la mammographie dans les zones suspectes. Cette sécurité est appréciable si le radiologue manque d'expérience, mais son intérêt à grande échelle reste à prouver.
Des femmes demandent également que leurs mammographies soient vérifiées par résonance magnétique nucléaire (IRM). Des études ont montré que l'IRM pouvait constituer une aide réelle dans le cas de seins très denses, mais pour le moment, ces contrôles ne sont réalisés que dans le cadre d'essais cliniques.

(Sources :
La Presse Canadienne 2001)
PAC : la nouvelle bataille de la qualification
Le service de radiologie de l'hôpital parisien Saint-Louis a dû tourner au ralenti mercredi après-midi : cinq de ses médecins, diplômés en Tunisie ou en Algérie, ont en effet déserté les lieux pour manifester avec une petite centaine de leurs confrères devant l'Assemblée nationale, à l'appel du SNPAC (Syndicat national des praticiens adjoints contractuels). Ils ont laissé les malades aux bons soins de leurs trois confrères à diplôme français.
Si ces cinq radiologues, dont trois sont PAC (ayant satisfait aux épreuves nationales d'aptitude à cette fonction qui intègre les médecins à diplôme extra européen dans les hôpitaux français) et deux en passe de le devenir ont fait le déplacement, c'est parce qu'ils réclament à la représentation nationale que la loi leur permette d'obtenir la qualification dans leur spécialité . Une reconnaissance ordinale que les médecins à diplôme étranger peinent à obtenir ou ne peuvent pas obtenir dans certaines spécialités dont les commissions de qualification sont fermées.
Aujourd'hui, alors que la quasi-totalité des 4 000 PAC sont inscrits au tableau général de l'Ordre, et donc autorisés à exercer la médecine générale à l'hôpital et en ville, 620 seulement sont qualifiés dans leur spécialité. « La situation est aberrante, résume l'un des radiologues de Saint-Louis. Est-il logique que ce monsieur-là (il désigne l'un de ses confrères) signe des comptes rendus sur la base desquels on va opérer des gens et ne soit pas qualifié en radiologie ? Dans notre service nous sommes tous seniors, nos comptes rendus ne sont pas relus, nous assurons 60 à 70 % des gardes. »
« Nous exerçons à l'hôpital une fonction de spécialiste, mais dès que nous mettons le pied dehors, nous sommes généralistes, s'étonne un autre PAC. Nous demandons juste qu'on nous attribue pleinement le droit d'exercer nos responsabilités à l'hôpital. Parce que se lancer dans une carrière libérale quand on s'appelle Mohamed, c'est difficile. »
Aux députés, les PAC sont venus dire qu'ils ne veulent plus, comme le raconte un jeune chirurgien diplômé de l'autre côté de la Méditerranée, que leurs patients puissent les apostropher en ces termes : « Docteur, vous allez m'opérer, mais j'ai vu sur Internet que vous êtes généraliste. »

(Source: Le Quotidien du Médecin 12/01/2001)

Mammographies : objectif qualité
La mammographie reste le meilleur outil de dépistage du cancer du sein, même si les programmes démarrés dans différents pays ont du mal à faire la preuve de leur efficacité en termes de réduction des décès. Ces difficultés procèdent de divers facteurs, notamment la nécessité de suivre systématiquement l’ensemble de la population féminine concernée, ce qui suppose la pratique régulière d’examens radiologiques, la mise à jour des fichiers, l’accès au dossier médical et aux clichés antérieurs, même en cas de déménagement ou de courriers restés lettres mortes pour quelque raison que ce soit.
La qualité des images conditionne également la valeur des résultats. On comprend aisément que de mauvais clichés puissent entraîner la méconnaissance de tumeurs agressives ou, au contraire, soient la source de biopsies aussi inutiles que douloureuses et angoissantes. Les spécialistes parlent d’images faussement négatives ou faussement positives. Bien qu’aucun système connu ne soit en mesure d’éliminer totalement ces problèmes d’interprétation, la définition de critères de qualités applicables aux appareils de radiologie vise à les réduire au maximum.
En retenant quatre de ces critères très techniques, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a défini une liste d’appareils obsolètes qui devaient être soit améliorés, soit retirés du marché. Après avoir avisé les fabricants de ces dispositifs, l’interdiction d’une série de matériel a été publiée au Journal Officiel en date des 3 et 4 janvier 2001.
On trouve dans cette énumération les industriels les plus réputés du secteur (General Electric, Philips, Siemens, Metaltronica, etc.) qui développent depuis plusieurs années des gammes d’appareil beaucoup plus performants. L’une des avancées importantes dans ce domaine réside ainsi dans la conception de mammographes numériques. Au lieu d’obtenir un cliché sur un support film, l’image est directement mémorisée dans l’ordinateur, via une plaque bourrée de capteurs qui reçoit les rayons X ayant traversé le sein.
Cette technique présente deux avantages importants. D’une part, le radiologue qui analyse l’image sur un écran à haute définition peut à sa guise grossir certaines zones, augmenter la luminosité, accentuer le contraste et réaliser bien d’autres réglages accessibles sur les logiciels de gestion d’image les plus simples. D’autre part, il peut transmettre le cliché sans déperdition de qualité sur n’importe quel autre poste situé dans le même bureau ou à des milliers de kilomètres de distance. Cette possibilité s’avère d’une grande utilité en pratique quotidienne dans la mesure où il est obligatoire que les mammographies soient analysées par deux médecins qualifiés distincts. L’opération peut donc être réalisée sans difficulté dans deux centres géographiquement éloignés.
La mammographie numérique semble cumuler d’autres atouts, au moins sur le plan théorique. Mais au-delà de l’attrait de la modernité son efficacité dans les programmes de dépistage, par rapport à celle de la mammographie traditionnelle, reste à démontrer car il existe très peu d’études sur le sujet. Il semble par ailleurs que certaines qualité lui ait été attribuée trop rapidement. Ainsi, la dose d’irradiation nécessaire à la réalisation du cliché ne serait pas réellement moindre, de même que l’écrasement du sein, source d’inconfort au cours de l’examen, n’est pas évité pas la technologie numérique.


(Source: Médisite 04/01/2001)
Les artères débouchées par radioactivité
Une nouvelle technique, la curithérapie endovasculaire, permettrait d'améliorer la prise en charge des personnes ayant les artères du coeur obturées. Plusieurs études montrent qu'en utilisant pendant quelques minutes une sonde radioactive, au cours d'une dilatation artérielle par ballonnet, le risque de récidive est divisé par deux. Chaque année en France, près de 80 000 personnes souffrent de troubles coronariens suffisamment importants pour nécessiter une intervention. Ces patients présentent une ou plusieurs obstructions des artères coronaires induisant une angine de poitrine ou un risque accru d'infarctus du myocarde. Dans 20 % des cas environ, ils sont traités par pontage coronarien. Aucun effet secondaire n'a été mis en évidence aux doses où cette curithérapie locale a été utilisée. Dans 80 % des cas, une intervention moins lourde est proposée depuis une vingtaine d'années : l'angioplastie transluminale. L'efficacité de ces procédures a été démontrée néanmoins, dans 20 % des cas environ, dans les six premiers mois après la dilatation, l'artère se ré obture. Même si l'utilisation plus récente de stents a réduit d'environ 20 % le risque de récidive, cette complication concernerait encore en France près de 16 000 personnes sur les 60 000 traitées chaque année. Il semble en effet que la phase de dilatation soit suivie d'une inflammation artérielle plus ou moins importante. D'où l'idée d'utiliser après la dilatation, une radiothérapie locale, dans l'artère, pour empêcher la prolifération cellulaire qui accompagne cette inflammation. Depuis 1994, de nombreux essais cliniques ont été menés avec des résultats favorables. Sur le plan technique, il s'agit au décours de l'angioplastie, par le cathéter qui sert à mettre en place le ballonnet, de glisser jusqu'à la zone à traiter, un fil radioactif, laissé en place pendant 3 à 5 minutes puis retiré, afin de détruire les cellules inflammatoires et empêcher le risque de sténose ultérieure. La première grande étude sur ce sujet a montré, sur 85 patients souffrant d'une re sténose après une première angioplastie, que cette curithérapie réduisait de plus de 50 % les récidives. Une seconde étude, présentée il y a quelques mois au congrès de l'American College of Cardiology, portant sur 476 personnes, a mis en évidence une réduction de 34 % du risque avec ce procédé. Aucun effet secondaire n'a été mis en évidence aux doses où cette curithérapie locale a été utilisée, en particulier, aucun cas de perforation artérielle n'a jamais été observée. Chez les patients porteurs de stents, un risque accru de thrombose artérielle est apparu avec cette curithérapie, risque annulé lorsqu'on y associe un traitement pour fluidifier le sang pendant six mois. Plusieurs sociétés dans le monde fabriquent ce matériel, Novoste, Cordis et Acrostak, avec des sources radioactives différentes. Une étude à paraître sous peu dans le New England Journal of Medicine, menée entre autres par le docteur Popowski sur 180 patients, rapporte que le risque de réobturation artérielle est d'autant plus faible que la dose radioactive est plus forte. «En France, seulement 45 patients ont été traités dans 11 centres différents, dans le cadre d'essais, entre février et août 2000, déplore le Pr Françoise Mornex (Hôpital Lyon-sud). Une quinzaine de centres français attendent des autorisations administratives pour commencer ce traitement en routine, alors que la majorité des autres pays européens les ont déjà données.»

(Sources : Le Figaro 28/11/2000)
AVC : la percée de l'IRM
Un nouveau protocole d'imagerie dérivé de l'IRM permet désormais un diagnostic beaucoup plus rapide de certains accidents vasculaires cérébraux ou AVC.
Les malades bénéficient ainsi d'une chance supplémentaire de survivre avec un déficit moteur plus réduit que par le passé. Certes, l'introduction du scanner il y a un peu plus de 25 ans avait grandement amélioré les conditions du diagnostic d'AVC hémorragique. Cette technique permet en effet d'identifier l'épanchement sanguin provoqué par la rupture d'un vaisseau. En revanche, il lui faut entre 12 et 24 heures pour que les médecins (neurologues ou neurochirurgiens) puissent visualiser l'oedème accompagnant les AVC par formation d'un caillot.
Ces AVC ischémiques sont en quelque sorte l'équivalent cérébral de l'infactus du myocarde. La nouvelle " séquence " d'IRM, présentée devant l'Académie nationale de médecine par le Pr Claude Marsault et ses collaborateurs (CHU La Pitié Salpetrière de Paris) " permet de reconnaître les lésions ischémiques dans les premières heures suivant l'accident. " Un autre protocole permet, lui, " d'identifier l'oedème dès les premières minutes ".
Ces techniques sont disponibles. " Utilisables sur les nouvelles machines d'IRM après un apprentissage simple et court ", elles devraient selon les auteurs " être disponibles 24 heures sur 24 dans les unités neuro-vasculaires. " L'enjeu est d'importance car les patients victimes de ce type d'accident peuvent parfois bénéficier d'une thrombolyse en urgence, un traitement qui permet de dissoudre le caillot.
Celui-ci doit être pratiqué dans les minutes qui suivent l'accident. Mais il permet alors, d'améliorer considérablement le pronostic. La méthode existe. La parole est maintenant aux politiques...


(Source :
Académie nationale de médecine 14/11/2000)
Intérêt du doppler énergie en pathologie mammaire
Un article paru dans le numéro d’octobre de radiologie rapporte une étude réalisée à Séoul en Corée évaluant l’intérêt de l'échographie Doppler de puissance avec un agent de contraste à microbule dans la différentiation des lésions impalpables du sein. Cinquante lésions mammaires non palpables chez 50 patientes ont été évaluées prospectivement par échographie doppler de puissance avant et après injection d’agent de contraste, le SH U 508A. La vascularisation de la lésion et la morphologie des vaisseaux ont été analysés par ultrasons et ont été corrélés aux résultats histologiques. L’exérèse chirurgicale a révélé 22 cancers et 28 lésions bénignes. Au Doppler de puissance sans contraste, huit (36%) des 22 cancers et quatre (14%) des 28 lésions bénignes étaient vascularisées. Après contraste, 21 cancers (95%) et six (21%) lésions bénignes étaient vascularisées (P < 001). Des vaisseaux irréguliers ont été vus dans trois cancers et une lésion bénigne au Doppler de puissance sans contraste mais dans 11 cancers et une lésion bénigne après injection de contraste. En employant la présence de vascularisation au sein de la masse comme critère diagnostique de malignité, la sensibilité, la spécificité, et les valeurs prédictives positives et négatives du Doppler Energie sont passées de 36%, 86%, 67%, et 63%, à respectivement, 95%, 79%, 78%, et 96% après injection d'agent de contraste. Les auteurs concluent que le Doppler de puissance avec contraste est supérieur au Doppler de puissance sans contraste dans la visualisation et la caractérisation de la vascularisation des tumeurs non palpables du sein. Le Doppler Energie peut être utile dans la différentiation entre cancer du sein non palpable et tumeur bénigne.

(Sources :
Radiology 01/10/2000)
Diagnostic de l’appendicite : écho plus scanner
L’association d’une échographie suivie d’un scanner avec injection de produit de contraste dans le rectum permettrait d’accroître la sensibilité du diagnostic d’appendicite chez l’enfant à 94%.
Afin d’évaluer l’intérêt de l’association de ces deux techniques, mais aussi d’en évaluer le coût, Garcia Pena et coll. ont réalisé une étude prospective sur 139 malades, âgés de 3 à 21 ans. Ils avaient tous consultés en urgence dans un CHU. Les signes retrouvés rendaient le diagnostic d’appendicite équivoque.
Ils ont bénéficié d’échographies qui, en cas de positivité, ont confirmé la décision d’intervenir chirurgicalement. En cas d’examen négatif, il a été pratiqué un scanner.
Ce protocole a permis de préciser la prise en charge de 61,9% des malades étudiés et ne l’a pas modifié dans 36% des cas. Cette méthode s’est révélée trompeuse pour 2,1%.
L’échographie seule a permis de modifier le diagnostic dans 38,7% des cas (12/31)
L’association « écho puis canner » dans 68,5 % (74 cas sur 108).
Ce protocole a montré qu’il permettait l’amélioration de la prise en charge des malades en cas de diagnostic difficile. Il s'est aussi révélé être économiquement intéressant.

Garcia Pena B. M. Pediatrics. 2000 ; 106 : 672 - 676

Internet peut-il améliorer la santé dans les pays en développement ?
Internet n'a toujours pas tenu ses promesses en matière d'amélioration de l'accès aux soins des pays en développement. Selon un article publié dans British medical journal, le "fossé digital" est bien plus important que les autres inégalités, en santé ou dans les revenus par exemple. Tessa Tan-Torres Edejer, de l'Organisation mondiale de la santé, met en effet l'accent sur le cruel manque d'accès à Internet dans les pays en développement. Actuellement, il existe plus d'hébergeurs à New-York que dans tout le continent africain, plus en Finlande qu'en Amérique latine et dans les Caraïbes et, en Inde, de très nombreux villages n'ont toujours pas de lignes téléphoniques. Pourtant beaucoup d'efforts sont entrepris. Des centres d'information en ligne sur la santé sont mis en place et plusieurs organisations développent des bases de données. Malgré tout, seulement un Africain sur cinq mille a accès au réseau, contre un sur six en Europe ou aux Etats-Unis.

(BMJ)

Dépistage du cancer du sein : le succès du NHS
Différentes études randomisées ont démontré le bénéfice du dépistage mammographique du cancer du sein, avec une diminution de sa mortalité de 25 à 30%.
Un programme de dépistage reprenant ces recommandations a débuté en Angleterre et en Ecosse en 1988 : les femmes âgées de 50 à 64 ans ont pu bénéficier d’un dépistage avec une mammographie, tous les trois ans. La mise en place de ces mesures a été progressive, terminée aux environs de 1995. Blanks et coll. ont voulu connaître leur impact sur la mortalité durant la période 1990/1998.
Pour établir la comparaison, les auteurs ont utilisé les informations sur la mortalité par ce cancer durant la période 1971 – 89, par classe d’âge d’un an et années de décès successifs ; ils ont évalué la mortalité par cancer du sein sur la période suivante (90-98) par projection, en considérant l’absence totale d’effet, sur son pronostic, de la campagne de dépistage et des progrès de sa prise en charge (comme, par exemple, la prescription de tamoxifène).
Comparativement aux chiffres réels des décès, la réduction globale de la mortalité, en 1998 et dans la classe d’âge 55-69 ans a été de 21,3%.
La part attribuable directement à la campagne de dépistage a été de 6,4%. Les autres facteurs ayant contribué à cette diminution étaient ceux susceptibles d’améliorer la prise en charge des patients : il s’agissait, par exemple, du traitement par tamoxifène, prescrit de façon croissante à partir du milieu des années 80 ou de la détection plus précoce de la maladie due à la publicité faite autour de cette campagne à son début.
En conclusion, les auteurs considèrent que, sur la période 90/98, l’amélioration des traitements anticancéreux et le dépistage précoce de la maladie ont tous deux contribué à la réduction de la mortalité par cancer du sein. Ce résultat devrait encore se confirmer dans les dix prochaines années, étant donné que de nombreux décès, durant la période examinée, ont concerné des femmes atteintes de cancers diagnostiqués avant le début de la mise en place du dépistage.

(Blanks R. G. et coll. BMJ. 2000 ; 321 : 665 – 669)
Forte hausse du prix de l'hélium
Air Liquide et Air Products, les deux géants des gaz industriels, viennent d'annoncer successivement une augmentation du prix de l'hélium, de l'ordre de 10 à 15 %. A partir du 1er septembre, l'américain Air Products, leader avec environ 30% du marché de l'hélium, augmentera ses prix de 10 à 12%, partout dans le monde. Son concurrent Air Liquide, lui, n'attendra pas ce délai, puisqu'il vient d'annoncer une hausse immédiate de 10 à 15% sur ses ventes américaines. Les raisons ? Dans les deux cas, les producteurs invoquent les coûts croissants de production et de transport, qui subissent de plein fouet l'augmentation du prix du fioul aux Etats-Unis, où 75 à 85 % de l'hélium d'Air Products est produit. Air Liquide America a également été touché par des arrêts de production de plusieurs de ses fournisseurs. Ce gaz, présent à l'état fossile dans les poches de gaz naturel de certains gisements pétrolifère, est extrait par forage des couches profondes du sous-sol, est principalement utilisé comme gaz inerte ou réfrigérant pour les aimants supraconducteurs et l'imagerie médicale (IRM), dans la soudure au laser, ou dans les réservoirs cryogéniques d'Ariane. Or, au cours des 25 dernières années, la demande mondiale en hélium a augmenté à un rythme supérieur à 8 % par an, dopée par l'Asie où la croissance des besoins est à deux chiffres. Quant aux autres gaz industriels, il est probable qu'ils seront eux aussi touchés par ces coûts de production à la hausse. Air Liquide America vient d'ailleurs d'annoncer pour les Etats-Unis une augmentation temporaire du prix de l'hydrogène.

(Source : L’usine nouvelle 25/08/2000)

 

Les radiologues ont besoin de formations pour les aider à contrôler le stress de leur travail
Selon un expert américain spécialiste en carrière et donnant des leçons particulières aux médecins, les radiologues ne reçoivent pas la formation dont ils ont besoin pour faire face aux stress associés à la pratique de la médecine et sont, par ailleurs, démunis pour se traiter eux-même. Le Dr Moskowitz a annoncé lors de la réunion annuelle de la société radiologique de Californie le week-end passé qu’ « il y a eu un déclin global de la satisfaction professionnelle des radiologues américains ces dernières années qui se reflète dans des taux plus élevés de suicide, une incapacité grandissante à faire face et des niveaux plus élevés de tension psychique. Le Dr. Peter S. Moskowitz est directeur du centre pour le renouvellement professionnel et personnel de Palo Alto et radiologue en exercice. Les radiologues seraient de meilleurs médecins s'ils avaient une formation en maîtrise du stress et en résolution des conflits. Les signes de la crise des médecins américains s’identifient par une augmentation de 60% des rentes d'invalidité des médecins depuis 1995 et une augmentation de 500% des suicides de médecins depuis 1990. Il y a eu une augmentation considérable chez les médecins d’un sentiment d’usure, de lassitude et la plupart conviennent que ce sentiment d’érosion affecte leur pratique et les soins donnés aux patients. Pour Moskowitz , les programmes universitaires ne préparent pas les radiologues à la réalité du monde. « On attend des radiologues qu’ils se comportent comme des machines qui n'exigent pas d’entretien et qu’ils ferment les yeux sur leurs besoins personnels et émotionnels. Etre un chef efficace et un bon radiologue exige un ensemble compliqué de compétences qui ne sont pas enseignées. » Moskowitz a constaté que certains des facteurs principaux de stress pour les radiologues sont les appels de nuit et de week-end, les conflits avec les hôpitaux ou les cliniques, les conflits avec les associés, les niveaux changeant des revenus et la réduction des bénéfices (le plus important étant les changements des revenus). L’incapacité à faire face à ces problèmes contribue au mécontentement professionnel et à une vision négative des perspectives. L’enseignement aux radiologues de la maîtrise du stress, de la gestion pratique et la résolution des conflits pourrait réduire le sentiment d’usure et améliorer la vision de voir les choses dans l’avenir. Les programmes de formation continue n'abordent pas les questions de stress professionnel comme dans d'autres spécialités médicales. Par exemple, les sociétés savantes des médecins urgentistes et les anesthésistes offrent toutes les deux, des cours de bien-être personnel. Moskowitz conseille aux radiologues de créer un équilibre sain entre le travail et la vie, et de se réserver du temps pour les distractons et le plaisir. Il termine en disant « se rappeler toujours que vous êtes plus que votre travail ».

(Source : Diagnostic Imaging 03/05/2000)